Entre combat et compromis : le Front populaire face au « mur de l’argent »
La question de la politique économique est l’un des problèmes les plus difficiles qui se pose pour tout gouvernement de gauche aspirant à améliorer le sort de la classe travailleuse et à remettre en cause le capitalisme. Nous publions ici un extrait du chapitre 6 du dernier livre de l’historienne L…
Résumé
Un gouvernement face au capital
En 1936, le Front populaire, coalition de gauche arrivée au pouvoir en France, souhaite s’attaquer aux puissances d’argent et au grand capitalisme industriel et bancaire.
Ce mouvement, porté par le Parti socialiste, promet un gouvernement de combat pour briser les résistances du capital.
Cependant, une fois au pouvoir, les dirigeants comme Vincent Auriol, ministre des Finances, adoptent une approche plus nuancée.
Auriol condamne publiquement les spéculateurs et les agioteurs (personnes qui manipulent les marchés financiers pour en tirer profit), les qualifiant de déserteurs économiques, mais il compte sur leur retour pour relancer l’économie.
Il mise sur une politique mobilisatrice plutôt que répressive, visant à restaurer la confiance et à inciter les détenteurs de capitaux à réinvestir en France.
Son objectif est de relancer la production et d’augmenter les recettes fiscales pour assainir les finances publiques, sans recourir à des mesures radicales comme une dévaluation de la monnaie, jugée trop risquée pour les classes populaires.
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