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Non, la charge d’intérêt de la dette n’est pas le premier poste de dépenses publiques en France

Christian Chavagneux· 19 octobre 2026

La dette publique coûtera 79,2 milliards d’euros en 2026, moins que les retraites, l’assurance maladie ou l’éducation. Mais la hausse des taux place la France au seuil de vigilance des agences de notation.

Résumé

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Dette publique française

En 2026, la dette publique de la France atteint 3 600 milliards d’euros, soit 119 % du PIB (Produit Intérieur Brut, valeur totale des biens et services produits par un pays en un an).

Cette dette représente l’ensemble des emprunts contractés par l’État, les collectivités locales et les organismes de sécurité sociale pour financer leurs dépenses.

Selon le ministère des Finances, le coût annuel des intérêts de cette dette s’élève à 79,2 milliards d’euros en 2026.

Ce montant correspond à la rémunération versée aux créanciers (banques, États, investisseurs) qui ont prêté de l’argent à la France.

Roland Lescure, ministre de l’Économie, a récemment affirmé que ce coût était devenu le premier poste de dépenses de l’État, dépassant ceux de l’éducation ou de la défense.

Cependant, cette affirmation mérite d’être nuancée.

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