En Pologne, les députés votent un assouplissement du droit à l’avortement, menacé d’un veto présidentiel
Dans ce pays traditionnellement catholique, l’avortement n’est autorisé que dans deux circonstances : lorsque la grossesse résulte d’un acte criminel – comme un viol ou un inceste – ou lorsqu’elle met en danger la vie ou la santé de la mère.
Résumé
Vote des députés
Le 20 octobre 2026, les députés polonais ont adopté un projet de loi visant à assouplir les conditions d’accès à l’avortement dans le pays.
Cette réforme, portée par une coalition de partis centristes et de gauche, marque un tournant dans la législation polonaise, réputée pour être l’une des plus restrictives d’Europe.
Actuellement, l’avortement n’est autorisé en Pologne que dans trois cas précis : en cas de viol ou d’inceste, lorsque la grossesse met en danger la vie de la mère, ou si le fœtus présente des malformations graves et incurables.
Le texte voté par les députés prévoit d’élargir ces exceptions, notamment en incluant les situations de détresse psychosociale de la mère, un critère actuellement non reconnu.
Le projet a été adopté avec une majorité de 234 voix pour, 212 contre et 10 abstentions, selon les chiffres communiqués par la chambre basse du Parlement polonais, appelée Sejm.
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