Bien avant Cléopâtre, une femme aurait régné sur l'Egypte il y a 5 000 ans
L’Égypte des pharaons se raconte surtout au masculin, statues et couronnes à l’appui. Quelques femmes y ont pourtant exercé le pouvoir, souvent reléguées au rang de simples régentes. La relecture minutieuse de vieux insignes royaux dessine aujourd’hui le portrait d’une véritable femme pharaon.
Résumé
Égypte pharaonique masculine
L’histoire de l’Égypte ancienne est souvent présentée à travers le prisme des pharaons masculins, dont les représentations (statues, couronnes, inscriptions) dominent les récits.
Ces souverains, comme Ramsès II ou Toutânkhamon, symbolisent le pouvoir absolu et la continuité dynastique.
Pourtant, cette vision reflète surtout une tradition historiographique qui a longtemps minimisé le rôle des femmes dans la gestion de l’État.
Les pharaons étaient considérés comme des dieux vivants, incarnant le dieu Horus sur Terre, et leur pouvoir était à la fois politique, religieux et militaire.
Cette image masculine s’explique aussi par le fait que les femmes pharaons, lorsqu’elles existaient, étaient souvent qualifiées de régentes : elles assuraient la transition entre deux règnes masculins, notamment pour un enfant héritier trop jeune pour gouverner.
Leur autorité était donc perçue comme temporaire et secondaire, ce qui a contribué à occulter leur véritable influence.
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