Le paradoxe des catastrophes évitables
N’en déplaise à la rhétorique du « qui aurait pu prédire ? », les catastrophes qui se sont succédé depuis les années 2020 (Mediator, cadmium…), bien que d’une brutalité apparemment inattendue, étaient pour la plupart prévisibles. Faut-il s’en tenir à l’objectivité et à la certitude pour délibérer d…
Résumé
Catastrophes prévisibles
L’article souligne que de nombreuses catastrophes survenues depuis les années 2020, comme l’affaire du Mediator (un médicament responsable de milliers de morts en France) ou la pollution au cadmium, étaient en réalité prévisibles.
Pourtant, elles ont été présentées comme des événements imprévisibles, souvent avec la rhétorique du *« qui aurait pu prédire ?
»*.
Le sociologue Florent Champy, auteur de l’article, explique que cette perception relève d’un paradoxe : ces catastrophes, bien que brutales, s’inscrivent dans des schémas répétitifs.
Par exemple, le Mediator a causé des milliers de décès entre les années 1970 et 2010 avant d’être interdit en 2026, malgré des alertes répétées.
Ce phénomène illustre une tendance à ignorer les signaux d’alerte jusqu’à ce que la catastrophe devienne incontestable.
L’article s’appuie sur des travaux comme ceux d’Ulrich Beck, auteur de La société du risque (2001), qui analyse comment les sociétés modernes produisent elles-mêmes les risques qu’elles subissent.
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