Crimes liés à l’eau et droit international : la nécessité de la responsabilité
Priver les populations civiles d’accès à la nourriture et à l’eau potable en période de conflit constitue une violation du droit international humanitaire. Dans le contexte de la guerre à Gaza, la Cour internationale de justice examine désormais si la famine et la déshydratation intentionnelles imp…
Résumé
Crimes liés à l'eau
Les conflits armés modernes voient une augmentation des crimes ciblant les ressources en eau, une tendance particulièrement marquée en Ukraine, à Gaza et au Soudan.
Ces actes incluent des attaques délibérées contre les infrastructures hydriques comme les barrages, les réseaux d’adduction d’eau ou les systèmes d’irrigation.
Par exemple, en Irak, l’État islamique a saboté des barrages stratégiques pour contrôler des zones en aval, soit en coupant l’accès à l’eau, soit en provoquant des inondations.
Ces actions privent les populations civiles d’un besoin vital, comme l’eau potable ou les cultures irriguées.
Le droit international humanitaire interdit explicitement ces pratiques, car elles constituent une violation des règles protégeant les civils en temps de guerre.
Les infrastructures hydriques sont considérées comme des biens civils indispensables à la survie, au même titre que les hôpitaux ou les stocks alimentaires.
Leur destruction ou leur mise hors service peut donc être qualifiée de crime de guerre.
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