La fermeture du détroit d’Ormuz redessine le pouvoir de marché de l’OPEP+
En 2002, la capacité de réserve de l’OPEP, soit la production qu’un pays peut remettre sur le marché en 30 à 90 jours, puis maintenir, représentait 14,5 % de la production mondiale de brut. Sur les sept premiers mois de 2026, elle ne représentait plus que 1 %. L’article La fermeture du détroit d’Or…
Résumé
Pouvoir de marché affaibli
L’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, dont la Russie) voit son pouvoir de marché s’effriter depuis la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage stratégique reliant le golfe Persique au golfe d’Oman.
En 2002, l’organisation disposait d’une capacité de réserve représentant 14,5 % de la production mondiale de pétrole brut, soit une marge de manœuvre pour ajuster son offre en cas de crise.
En 2026, cette capacité est tombée à seulement 1 %, un niveau historiquement bas.
Cette chute s’explique par la réduction des marges de production disponibles et la difficulté à exporter rapidement du pétrole.
L’OPEP+ avait pourtant tenté de regagner des parts de marché en augmentant sa production de près de 2,9 millions de barils par jour au début de la guerre en Iran, mais cette stratégie s’est retournée contre elle.
La fermeture du détroit a aggravé cette situation en bloquant presque totalement les exportations du Golfe pendant trois mois, rendant les quotas de production moins efficaces pour influencer les prix.
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