À la frontière entre les deux Corées, un réservoir de biodiversité menacé ?
Alors que le gouvernement sud-coréen veut lever les restrictions de construction aux abords de la zone démilitarisée (DMZ), des experts et des locaux s’inquiètent des retombées sur une faune et une flore jusque-là préservées de l’intervention humaine.
Résumé
La DMZ, un sanctuaire
La Zone démilitarisée (DMZ) est une bande de terre de 248 kilomètres de long et 4 kilomètres de large, séparant la Corée du Sud de la Corée du Nord depuis 1953.
Elle résulte de l’armistice mettant fin à la guerre de Corée.
Pendant près de 70 ans, cette zone a été presque entièrement inaccessible à l’homme en raison des tensions militaires entre les deux pays.
Ce quasi-isolement en a fait un refuge naturel exceptionnel.
Des espèces animales et végétales menacées, une faune aquatique riche et des oiseaux migrateurs y trouvent un habitat préservé.
Par exemple, la zone humide de Yongyangbo, dans la province de Gangwon, abrite des écosystèmes uniques, comme la seule zone humide protégée de la DMZ.
Cette situation a permis à la biodiversité de s’épanouir sans perturbation humaine majeure.
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