Donald Tusk tente d’apaiser les tensions mémorielles avec l’Ukraine

Ce 11 juillet marque la 83ᵉ commémoration du « dimanche sanglant » de Volhynie, point culminant d'un massacre de 1943 que la Pologne qualifie de génocide, mais que Kiev refuse toujours de reconnaître comme tel. Le Premier ministre, Donald Tusk, a profité de l'occasion pour appeler à la vérité histo…
Résumé
Contexte historique
La Volhynie est une région d’Europe centrale au passé complexe, partagée entre la Pologne et l’Ukraine depuis des siècles.
En 1939, elle est envahie par l’URSS, puis par l’Allemagne nazie entre 1941 et 1944, avant d’être rattachée à l’URSS en 1945 et de se retrouver aujourd’hui en Ukraine.
Entre février 1943 et 1945, des unités de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), dirigée par Stepan Bandera, ont perpétré des massacres contre la population polonaise de Volhynie et de Galicie orientale.
Ces attaques, culminant dans la nuit du 10 au 11 juillet 1943, ont fait environ 100 000 morts parmi les Polonais, selon les estimations.
Les victimes étaient souvent des civils, dont des enfants, surpris dans les églises lors de la messe dominicale.
Certains Ukrainiens ont cependant protégé leurs voisins polonais, au risque de leur vie.
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