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Les lanceurs d’alerte au travail se censurent, car ils sont ignorés par leur hiérarchie. Comment éviter d’en arriver à un drame ?

<name>Wim Vandekerckhove, Professeur en éthique des affaires, EDHEC Business School</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/wim-vandekerckhove-1423224"/>· 27 juillet 2026

15 % des salariés estiment qu’il y a des irrégularités dans leur organisation. Très peu d’entre eux font part de ces préoccupations à la direction ou via un canal dédié aux lanceurs d’alerte. Alors, avant que la vie d’un collègue soit en danger, comment signaler un dysfonctionnement ? Qu’il s’agiss…

Résumé

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Silence des salariés

Une étude récente menée par Transparency International révèle que 15 % des salariés estiment qu’il existe des irrégularités dans leur organisation.

Pourtant, très peu osent en parler à leur hiérarchie ou via un canal dédié aux lanceurs d’alerte.

Les deux tiers de ces salariés partagent leurs préoccupations avec un collègue ou leur supérieur direct, mais cette étape ne suffit pas à déclencher une alerte formelle.

Le principal frein est le sentiment d’être ignoré dès cette phase initiale.

Par exemple, dans une entreprise de 200 employés, si 30 salariés sont témoins d’un acte répréhensible, seuls 3 d’entre eux utiliseront un canal interne de signalement, tandis que les 27 autres garderont le silence.

Ce silence s’explique par la peur des conséquences négatives, comme des représailles ou une absence de réaction de la part de l’employeur.

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