«Ce n'est pas normal d'y travailler quand on est un enfant»: le triste piège des mines de Potosí, en Bolivie
Malgré l'interdiction du travail minier pour les moins de 18 ans, des milliers d'enfants boliviens continuent de descendre dans les galeries du Cerro Rico pour soutenir leur famille. Entre pauvreté, accidents mortels et manque de perspectives, certains jeunes se retrouvent vite pris au piège de la…
Résumé
Potosí et son Cerro Rico
Potosí est une ville coloniale bolivienne située à plus de 4 000 mètres d'altitude dans les Andes.
Elle abrite le Cerro Rico (littéralement « colline riche » en espagnol), une montagne surexploitée depuis près de cinq siècles pour ses minerais, principalement de l'argent, de l'étain, du zinc et du plomb.
Cette exploitation a donné à Potosí une réputation historique, mais elle reste aujourd'hui un symbole de précarité.
Environ 30 000 mineurs travaillent quotidiennement dans les galeries du Cerro Rico, selon la Comibol (l'entreprise minière d'État bolivienne chargée de ce gisement).
Malgré une loi de 2018 interdisant le travail minier pour les moins de 18 ans, des milliers d'enfants y travaillent illégalement, souvent en mentant sur leur âge pour échapper aux contrôles.
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