NapseflowNapseflow
Article externe

Combiner les théories féministes de la reproduction et l’économie : les modes de reproduction

romain romain· 27 août 2026

Le capitalisme ne se reproduit pas seulement dans les entreprises ou les marchés : il dépend aussi d'un immense travail de reproduction sociale, largement invisibilisé et féminisé. En articulant théorie de la régulation et théories féministes de la reproduction sociale, cet article d’Irène Berthonn…

Résumé

1

Capitalisme et reproduction sociale

Le capitalisme ne repose pas uniquement sur la production de biens ou de services dans les entreprises : il dépend aussi d’un travail invisible et souvent féminisé, appelé reproduction sociale.

Ce travail inclut les tâches domestiques (ménage, éducation des enfants, soins aux proches), essentielles pour renouveler la force de travail et maintenir le système économique.

Les théoriciennes féministes, comme celles des années 1970 inspirées par le marxisme, ont souligné que ce travail est sous-estimé et mal réparti, car majoritairement assumé par les femmes.

Par exemple, en France, le taux d’activité des femmes de 40 ans est passé de 69 % pour la génération née en 1945 à 86 % pour celle née en 1975, mais cette hausse s’est souvent traduite par des emplois précaires ou à temps partiel, sans réduire leur charge reproductive.

Ce déséquilibre crée une contradiction interne au capitalisme : il a besoin d’exploiter au maximum la force de travail, mais doit aussi en préserver une partie pour assurer sa propre reproduction.

Lire l'analyse complète en 5 points →

Commentaires (0)

Connecte-toi pour commenter

Se connecter

Aucun commentaire pour le moment.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Découvre plus de contenu sur Napseflow