Un urgentologue canadien sur 10 abandonne sa spécialité, selon un sondage

Près de la moitié des répondants disent aussi avoir réduit leurs heures, alors que 20 % ont pris des pauses.
Résumé
Crise des urgentologues
Une étude publiée dans le Journal de l'Association médicale canadienne (JAMC) révèle qu’un urgentologue canadien sur dix a quitté sa spécialité, tandis que près de la moitié des répondants ont réduit leurs heures de travail et 20% ont pris une pause professionnelle.
Ces chiffres illustrent un épuisement professionnel massif dans ce domaine.
L’étude, basée sur des sondages auprès de 410 médecins de tout le Canada (sauf le Nunavut et le Yukon), a été menée en quatre phases entre avril 2020 et janvier 2025.
Les femmes et les jeunes urgentologues sont particulièrement touchés par cet épuisement, qui menace la qualité des soins et la sécurité des patients.
Les auteurs de l’étude, dont la coautrice Kerstin de Wit, soulignent que ce phénomène n’est pas lié uniquement à la pandémie, mais s’inscrit dans un système de santé déjà fragilisé.
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