En larguant 200 000 barils de déchets radioactifs dans l'Atlantique, les Américains et Français ont probablement bouleversé les écosystèmes marins
Plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs gisent dans les abysses de l'Atlantique Nord-Est. La mission NODSSUM du CNRS a plongé à leur contact et découvert des conteneurs éventrés
Résumé
Décharge radioactive en mer
Entre les années 1940 et 1980, les États-Unis et la France ont délibérément immergé environ 200 000 barils contenant des déchets radioactifs dans l’océan Atlantique.
Ces déchets provenaient principalement de l’industrie nucléaire civile et militaire.
Un baril désigne ici un conteneur métallique standardisé, souvent utilisé pour stocker des matériaux dangereux.
La radioactivité est un phénomène naturel ou artificiel où des atomes instables libèrent de l’énergie sous forme de rayonnements invisibles, potentiellement nocifs pour les êtres vivants.
Les déchets en question contenaient des éléments radioactifs comme le césium-137 ou le strontium-90, connus pour leur longue durée de vie et leur toxicité.
L’immersion de ces déchets était une pratique courante à l’époque, justifiée par l’absence de solutions de stockage terrestre sûres et peu coûteuses.
Aujourd’hui, ces fûts rouillés et corrodés pourraient libérer leur contenu dans l’eau, posant un risque pour les écosystèmes marins.
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