Nous assistons à la fin du monde de Kissinger

Selon l’un des principaux arpenteurs de la géopolitique, la grande bifurcation en cours signifie qu'il y a plus de fil diplomatique qui relie les grandes puissances. L’article Nous assistons à la fin du monde de Kissinger est apparu en premier sur Le Grand Continent.
Résumé
Fin d'une ère diplomatique
L’article évoque une rupture historique majeure dans les relations internationales, qualifiée de « grande bifurcation » par l’auteur.
Cette expression désigne le passage d’un système mondial fondé sur des règles communes, établi après 1945, à un monde où les puissances cherchent avant tout à faire reconnaître leur statut ou à restaurer des empires.
Jusqu’alors, la diplomatie permettait une conversation permanente entre États souverains, où la force n’était pas une fin en soi mais un outil au service d’objectifs partagés.
Aujourd’hui, cette logique serait en déclin, remplacée par des actions unilatérales et des négociations sans succès notable, comme celles menées par le Qatar, le Pakistan ou la Suisse pour résoudre des crises régionales.
Les États-Unis, autrefois garants de cet ordre, semblent désormais moins enclins à jouer ce rôle, comme en témoigne leur retrait progressif des engagements internationaux sous l’administration Trump.
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