Au Portugal, les villes veulent reprendre du terrain aux étranges boutiques de souvenirs
Le gouvernement portugais veut rendre aux mairies le pouvoir de limiter l’ouverture des boutiques de souvenirs dans les centres historiques. Leur étonnante prolifération et leur modèle économique alimentent depuis plusieurs années enquêtes et soupçons sur les activités qui se cachent derrière certa…
Résumé
Problème des boutiques fantômes
Au Portugal, les centres historiques des villes comme Lisbonne ou Cascais sont envahis par des boutiques de façade (en portugais lojas de fachada), des commerces qui semblent être des boutiques de souvenirs mais qui, selon les autorités, servent souvent de couverture à des activités illégales.
Ces établissements, souvent fermés ou vides en apparence, attirent l’attention des mairies et de la police municipale.
Par exemple, à Lisbonne, les autorités ont triplé le nombre de procès-verbaux en près de deux ans pour contrôler ces commerces.
Le terme boutique de façade désigne un local dont la vitrine donne l’impression d’un commerce légal, mais dont l’activité réelle peut être différente, voire illicite.
Ces boutiques profitent d’une loi, le Licenciamento Zero, en vigueur depuis 2011, qui permet d’ouvrir un commerce sans autorisation municipale préalable dans de nombreux cas.
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