Bureaux : de l’open space à l’hôtel, une fausse solution à la crise du travail
Pour réenchanter et enrayer la désertion des bureaux par les salariés au profit du télétravail, les entreprises misent sur l’esthétique des lieux et le plaisir de leur fréquentation. Les outils des sciences sociales conduisent plutôt à considérer le rôle structurant des bureaux dans les relations s…
Résumé
Crise des bureaux modernes
Depuis la crise sanitaire, les entreprises observent une désertion progressive des bureaux au profit du télétravail, un phénomène souvent résumé par des expressions comme la « grande démission » ou le quiet quitting (démission silencieuse).
En 2022, un sondage de la Fondation Jean-Jaurès et de l’IFOP a confirmé cette tendance en révélant une baisse de l’engagement des salariés.
Cependant, les auteurs de l’article soulignent que ce n’est pas le travail en lui-même qui est rejeté, mais plutôt ses conditions d’exercice : intensification des tâches, perte d’autonomie, contrôle accru, manque de reconnaissance, ou encore sentiment d’inutilité.
Ces problèmes renvoient à une question de soutenabilité du travail, c’est-à-dire sa capacité à être réalisé sans épuiser les ressources physiques ou mentales des salariés.
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