"Bismillah c'est les ténèbres"
Une lycéenne, un lycéen et une mère d’élève racontent la façon dont les policiers et leurs indicateurs tentent d’infiltrer Snapchat et les réseaux des élèves mobilisés. Et comment ils se font démasquer en un tournemain…
Résumé
Infiltration policière
Des policiers utilisent les réseaux sociaux, notamment Snapchat, pour infiltrer les groupes de lycéens mobilisés lors de blocus.
Ils se font passer pour des jeunes en adoptant un langage et des codes qui leur sont étrangers, comme des fautes d’orthographe volontaires ou l’utilisation de termes comme « keufs » (argot pour désigner les policiers) ou « DZ » (abréviation familière pour désigner une personne d’origine algérienne).
Ces méthodes visent à recueillir des informations sur les organisateurs des mobilisations ou à inciter les lycéens à commettre des actes répréhensibles.
Les policiers n’hésitent pas à menacer les jeunes, comme dans le cas de Farzat, 15 ans, à qui un policier a écrit : « Ferme ta gueule, je ne suis pas seul, tu verras, je vais te retrouver avec ton Snapchat ».
Ces pratiques sont dénoncées comme racistes et stigmatisantes, car elles reposent sur des stéréotypes selon lesquels les lycéens mobilisés seraient majoritairement arabes ou noirs.
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