À quoi rêvent les empires ?
Des frappes sur Téhéran racontées comme une opération technique, des milliardaires qui promettent Mars et la victoire sur la mort : la puissance ne cherche plus à séduire, elle fixe ce qui aura cours comme réel. Le récit est devenu une infrastructure, adossée à des câbles, des détroits et des data…
Résumé
Nouveaux critères de puissance
L’article souligne que la puissance des empires ne se mesure plus uniquement par des indicateurs traditionnels comme la superficie d’un territoire ou la taille d’un arsenal militaire.
Elle intègre désormais une dimension narrative, où la capacité à imposer un récit du monde devient centrale.
Ce soft power (pouvoir doux, c’est-à-dire l’influence culturelle et idéologique plutôt que la coercition militaire) a évolué en un pouvoir de la narration : il ne se contente plus de séduire, mais fixe ce qui sera considéré comme réel.
Par exemple, une opération militaire comme les 900 frappes en 12 heures sur l’Iran en février 2026, présentée comme une mesure de non-prolifération, illustre cette logique où la puissance impose une interprétation des événements sans chercher à obtenir l’adhésion du public.
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