Pourquoi « Eva » de Maria Plyta a-t-il été effacé de l’histoire du cinéma ?
Ce film grec d'une réalisatrice avant-gardiste a souvent été comparé à La Pointe Courte d'Agnès Varda — et pourtant, il a été invisibilisé pendant des décennies. A l'occasion du Festival Lumière à Lyon, retour sur "Eva" de Maria Plyta.
Résumé
Un film grec pionnier
En 1953, la réalisatrice grecque Maria Plyta sort Eva, un film souvent comparé à La Pointe Courte d'Agnès Varda, sorti deux ans plus tard.
Eva raconte l'histoire d'une femme mariée commettant un adultère sur une île grecque, mais sa mise en scène rompt avec les conventions de l'époque.
Contrairement aux mélodrames classiques, le film évite les explications psychologiques et les résolutions morales.
Il se distingue par des plans longs, une économie de moyens et une exploration de l'ennui conjugal, de la mélancolie et du vide d'un mariage.
Ces choix esthétiques anticipent des mouvements cinématographiques comme la Nouvelle Vague française ou le néoréalisme italien, ainsi que des réalisateurs comme Michelangelo Antonioni.
Pourtant, malgré ces innovations, Eva a été largement ignoré par l'histoire du cinéma pendant des décennies.
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