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D’État-tampon à État-charnière : comment la Mongolie réinvente sa diplomatie

<name>Arnaud Leveau, Docteur en science politique, professeur associé au Master Affaires internationales, Université Paris Dauphine – PSL</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/arnaud-leveau-1538455"/>· 23 septembre 2026

L’ESSENTIEL La Mongolie cherche à transformer son enclavement entre la Russie et la Chine en atout diplomatique, en s’appuyant notamment sur les enjeux environnementaux et le pastoralisme pour diversifier ses partenariats. La récente COP17 à Oulan-Bator a servi cette stratégie en donnant à la Mongo…

Résumé

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La Mongolie enclavée

La Mongolie est un pays d’Asie centrale enclavé, c’est-à-dire sans accès à la mer, situé entre deux géants : la Russie au nord et la Chine au sud.

Avec seulement 3,5 millions d’habitants, elle partage ses frontières uniquement avec ces deux pays.

Cette situation géographique limite ses échanges commerciaux et expose son économie à des dépendances fortes envers ses voisins, notamment la Chine, qui absorbe environ 90 % de ses exportations.

Historiquement, cette position a valu à la Mongolie le surnom d’État-tampon, un terme désignant un pays situé entre deux puissances et souvent utilisé comme zone tampon en cas de tensions.

Aujourd’hui, Oulan-Bator cherche à transformer cette vulnérabilité en atout diplomatique pour devenir un État-charnière, c’est-à-dire un pays qui facilite les relations ou les échanges entre ses deux voisins.

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