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Fusion froide : quand la compétition et la pression médiatique virent à la bavure scientifique

<name>Denis Machon, Professeur, INSA Lyon – Université de Lyon</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/denis-machon-2532249"/>· 6 août 2026

La fusion froide, une révolution qui n'aura pas eu lieu. Logan Vosssur/Unsplash , CC BY L’ESSENTIEL La fusion est la réaction qui a lieu à l’intérieur du soleil et qui fournit une quantité d’énergie immense. Pour initier cette réaction, il faut atteindre des températures extrêmement élevées : 100 m…

Résumé

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Fusion nucléaire classique

La fusion nucléaire est le processus qui alimente le soleil et les étoiles.

Elle consiste à fusionner deux noyaux d’atomes légers, comme le deutérium (un isotope de l’hydrogène avec un proton et un neutron), pour former un noyau plus lourd, libérant une énergie colossale.

Contrairement à la fission nucléaire, utilisée dans les centrales actuelles et qui casse des noyaux lourds comme l’uranium, la fusion ne produit pas de déchets radioactifs à longue durée de vie.

Cependant, elle nécessite des températures extrêmes, de l’ordre de 100 millions de degrés Celsius, soit 10 000 fois la température de la surface du Soleil, pour vaincre la répulsion entre les noyaux chargés positivement.

Le projet ITER, situé dans le sud de la France, est une collaboration internationale visant à maîtriser cette réaction dans un réacteur expérimental.

L’enjeu est d’obtenir un gain énergétique net, typiquement un facteur 10, où l’énergie produite dépasse largement celle consommée pour initier la réaction.

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