Philippe Sands, l’avocat conteur d’histoires 2/5 : Le silence de Léon
Comment un enfant de la classe moyenne londonienne, né dans une famille où l'on ne parlait pas du passé, devient sans le savoir le dépositaire d'une mémoire européenne enfouie.
Résumé
Un silence familial
Léon Buchholz, né en 1904 à Lemberg (aujourd’hui Lviv en Ukraine) et mort en 1997 à Paris, est le grand-père maternel de Philippe Sands.
Issu d’une famille juive de classe moyenne, il a traversé le XXe siècle sans jamais évoquer son passé, même après avoir perdu près de 80 membres de sa famille pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cette absence de parole a marqué l’enfance de Philippe Sands, qui passait ses vacances chez ses grands-parents à Paris.
Léon Buchholz, bien que présent physiquement, est resté un mystère pour son petit-fils, incarnant le poids d’un silence familial qui a duré des décennies.
Son histoire illustre comment des traumatismes historiques peuvent se transmettre de génération en génération, non pas par des mots, mais par l’absence de mots.
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