Mort par surmenage : le très dangereux retour en arrière du Japon

Face à une pénurie de main-d’œuvre historique, le Japon lève le pied sur le contrôle des heures supplémentaires et fait vaciller 10 ans de lutte contre le surtravail. Un virage économique très controversé qui ravive le spectre du karoshi, la mort par épuisement professionnel.
Résumé
Nouvelle flexibilité heures
Le Japon a annoncé la fin des pressions administratives visant à limiter les heures supplémentaires à 45 heures par mois dans les entreprises.
Jusqu’ici, malgré des dérogations possibles, les inspecteurs du travail incitaient fortement à respecter ce plafond.
Désormais, l’État réduit ses contrôles, offrant plus de flexibilité aux employeurs.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de pénurie historique de main-d’œuvre, liée au vieillissement démographique de l’archipel.
Selon la Chambre de commerce et d’industrie du Japon, près de 20 % des PME étaient paralysées par cette rigidité, notamment dans des secteurs sous tension comme le BTP, l’hôtellerie ou les transports, où les retards de livraison et les pertes d’exploitation se multipliaient.
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