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Après des décennies face aux tueurs en série, cette ancienne agente du FBI a identifié leur point commun

Source unique·il y a 1 j

L’expérience de Candice DeLong, ancienne profileuse du FBI ayant interrogé des dizaines de tueurs en série, révèle une constante troublante : ces criminels partagent une absence de culpabilité, bien plus que des traits de folie spectaculaire. Son analyse, forgée sur des décennies d’enquêtes, redéfinit la psychologie des meurtriers récidivistes en mettant l’accent sur un mécanisme d’apprentissage criminel plutôt que sur une pathologie incontrôlable.

Quelle est la distinction majeure que fait Candice DeLong entre psychopathie et psychose chez les tueurs en série ?

Pour DeLong, un tueur en série psychopathe comprend ses actes mais en éprouve aucun remords, contrairement à une personne psychotique qui peut perdre le contact avec la réalité sous l’effet d’hallucinations ou de délires. Cette absence d’empathie et de culpabilité, et non une folie incontrôlable, serait le socle de leur dangerosité répétée.

Pourquoi l’enfance des tueurs en série n’explique-t-elle pas à elle seule leur passage à l’acte ?

Si beaucoup de meurtriers récidivistes ont subi des traumatismes (violences, négligence), ces expériences ne suffisent pas à déclencher la spirale criminelle. Le véritable basculement survient après le premier meurtre : si le tueur échappe à la justice ou en tire un bénéfice, ce « succès » renforce son comportement et abaisse son anxiété, le poussant à recommencer.

En quoi le profil des tueurs en série, tel que décrit par DeLong, diffère-t-il des stéréotypes médiatiques ?

Contrairement à l’image du « monstre enragé », DeLong décrit des tueurs en série souvent calmes et méthodiques, capables de planifier leurs actes sans perdre le contrôle. Leur dangerosité réside moins dans une folie visible que dans une absence de remords et une capacité à rationaliser leurs crimes, y compris après des décennies de prison.

Ce que ça pourrait changer

Cette analyse invite à repenser les stratégies de prévention et de réinsertion : une approche purement psychiatrique ou punitive pourrait sous-estimer le rôle des renforcements positifs (impunité, bénéfices perçus) dans la récidive. Elle souligne aussi l’importance d’un suivi post-carcéral prolongé, même pour des criminels âgés, car rien ne garantit qu’ils ne recommenceront pas s’ils en ont l’occasion.

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