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GÉNÉRALISTE

La ville de New York a dissimulé des informations sur la qualité de l’air après le 11 Septembre

Source unique·il y a 12 j

Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, la révélation de la dissimulation par la ville de New York d’informations sur la toxicité de l’air autour de Ground Zero interroge moins les faits que les mécanismes de responsabilité politique et sanitaire. L’ouverture progressive de dizaines de milliers de documents, rendue possible par un accord judiciaire, révèle une gestion des risques marquée par des enjeux de transparence et de protection des victimes, tout en soulevant des questions sur l’héritage des décisions prises dans l’urgence d’une crise sans précédent.

Quels documents ont été rendus publics et que révèlent-ils sur la gestion de la crise par la ville ?

La ville de New York a publié 173 000 documents, dont des échanges internes de l’administration Giuliani évoquant des discussions sur la responsabilité juridique et les risques sanitaires liés à la pollution de l’air après l’effondrement des tours du World Trade Center. D’autres documents, datant de la mandature Bloomberg, mentionnent des alertes de résidents du sud de Manhattan concernant la qualité de l’air, sans que ces préoccupations n’aient été communiquées publiquement à l’époque.

Qui sont les acteurs politiques potentiellement mis en cause par ces révélations ?

Les documents pourraient impliquer deux anciens maires de New York : Rudy Giuliani, en poste lors des attentats, et Michael Bloomberg, qui lui a succédé à partir de l’hiver 2002. Leurs entourages n’ont pas réagi aux questions des médias, tandis que le maire actuel, Zohran Mamdani, a évoqué un « grand nombre de personnes » ayant dissimulé des informations aux New-Yorkais.

Quelles conséquences sanitaires et humaines découlent de cette pollution de l’air ?

Plus de 9 400 personnes sont mortes des suites de maladies liées à leur exposition aux poussières toxiques de Ground Zero, en plus des 2 977 victimes directes des attentats. Les cancers et autres pathologies respiratoires, encore diagnostiqués aujourd’hui, illustrent l’ampleur des risques sous-estimés à l’époque, malgré les alertes des habitants et des associations.

Pourquoi la publication de ces documents intervient-elle seulement 25 ans après les faits ?

La pression judiciaire exercée par l’association 9/11 Health Watch, qui a saisi la justice pour obtenir la transparence, a forcé la ville à rendre publics ces documents. Le maire actuel, Zohran Mamdani, a présenté cette publication comme une réponse tardive à une question centrale : « Que savait la ville des dangers liés au nuage toxique à Ground Zero, et quand en a-t-elle eu connaissance ? »

Ce que ça pourrait changer

Cette révélation pourrait relancer les débats sur la responsabilité des institutions face aux crises sanitaires, notamment en matière de communication des risques et de protection des populations exposées. Elle risque également d’alimenter des recours juridiques supplémentaires pour les victimes, tandis que l’image des autorités locales, déjà ébranlée par les conséquences des attentats, pourrait subir un nouveau discrédit. Enfin, cette affaire interroge la mémoire collective et la gestion des héritages toxiques dans les villes modernes.

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