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Santé : la communauté médicale reconnaît officiellement un nouveau type de diabète, différent des types 1 et 2

Source unique·il y a 17 h

La reconnaissance officielle du diabète de type 5 (DT5) par la Fédération internationale du diabète en 2025 marque un tournant dans la médecine, révélant l’ampleur d’un oubli historique : des millions de patients, principalement dans les régions touchées par la malnutrition, ont été pendant des décennies mal diagnostiqués ou exclus des protocoles de soin. Cette avancée, fruit d’un combat de plusieurs décennies, interroge moins sur la découverte elle-même que sur les défis systémiques qui ont retardé sa légitimité, entre manque de financement, désintérêt académique et inertie institutionnelle.

Pourquoi le diabète de type 5 a-t-il été si longtemps ignoré par la médecine moderne ?

Le DT5 a été victime d’un cercle vicieux : son absence de reconnaissance officielle a empêché les financements nécessaires à sa recherche, tandis que l’absence de preuves scientifiques solides a justifié son rejet par l’OMS en 1999. Les patients, souvent issus de contextes socio-économiques précaires, n’ont pas bénéficié de l’attention des chercheurs, relégués dans des catégories diagnostiques inadaptées (DT1 ou DT2) sans protocoles adaptés à leur physiopathologie spécifique.

Quelles sont les caractéristiques cliniques distinctives du diabète de type 5 par rapport aux types 1 et 2 ?

Contrairement au DT1, le DT5 n’est pas une maladie auto-immune, mais résulte de carences nutritionnelles prolongées qui altèrent le développement du pancréas, entraînant un déficit modéré en insuline sans destruction des cellules productrices. Contrairement au DT2, les patients conservent une sensibilité intacte à l’insuline, mais nécessitent des doses très faibles de cette hormone pour éviter des hypoglycémies sévères, en raison de leur tolérance réduite.

Quels acteurs ont joué un rôle clé dans la reconnaissance du DT5 ?

La Fédération internationale du diabète (FID) a officialisé son existence en 2025, après des décennies de mobilisation de médecins et chercheurs comme Meredith Hawkins, dont les travaux publiés en 2022 ont permis de caractériser pour la première fois son profil métabolique distinct. L’OMS, qui l’avait brièvement intégré à sa classification dans les années 1980 avant de l’en retirer, est désormais invitée à suivre le mouvement.

Ce que ça pourrait changer

La reconnaissance du DT5 ouvre la voie à des protocoles de soin adaptés, mais son impact dépendra de la capacité des systèmes de santé à prioriser cette forme de diabète dans les régions les plus touchées, où les ressources sont déjà limitées. Elle soulève aussi des questions sur les biais de la recherche médicale, qui a longtemps négligé les pathologies liées à la pauvreté au profit de maladies plus « rentables » ou médiatisées. Enfin, cette avancée pourrait inciter à réévaluer d’autres entités cliniques marginalisées, victimes de classifications obsolètes ou de manque de visibilité.

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