Affaire Rezayi : l’identité des policiers impliqués sera divulguée à la famille
La divulgation confidentielle des identités des policiers impliqués dans la mort de Nooran Rezayi, abattu en 2025, marque une étape symbolique dans une affaire où l’opacité des institutions a nourri la défiance des familles. Cette décision, bien que partielle, soulève des questions sur l’équilibre entre transparence judiciaire et protection des agents, dans un contexte où les tensions sociales et les menaces envers les forces de l’ordre se sont exacerbées.
Pourquoi la famille de Nooran Rezayi a-t-elle obtenu la divulgation des identités des policiers, et sous quelles conditions ?
La famille a obtenu cette information grâce à une entente conclue avec les parties adverses, validée par la Cour supérieure. Cependant, l’identité des policiers restera confidentielle pour le public, afin de protéger leur sécurité physique, déjà menacée par des menaces et un contrat d’assassinat publié sur les réseaux sociaux après les faits.
Quels sont les obstacles juridiques et pratiques qui ont retardé l’accès à ces informations pour la famille ?
Le procureur général du Québec et la Ville de Longueuil s’opposaient initialement à la divulgation des noms, invoquant les risques pour les policiers. De plus, l’enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) était jusqu’ici menée dans un cadre très opaque, limitant l’accès aux familles aux seules informations strictement nécessaires.
Quel est l’état actuel de l’enquête pénale dans cette affaire, et quelles sont les prochaines étapes ?
L’enquête du BEI est terminée, mais le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n’a pas encore décidé s’il y aura des accusations criminelles contre les policiers impliqués. Cette incertitude prolonge l’attente des familles, déjà en quête de réponses un an après les faits.
Ce que ça pourrait changer
Cette décision pourrait apaiser partiellement les tensions entre les familles et les institutions, en offrant un début de transparence sans pour autant remettre en cause les protections accordées aux policiers. Elle illustre aussi les limites d’un système judiciaire où la discrétion prime souvent sur la publicité des procédures, surtout dans des affaires aussi sensibles. À plus long terme, elle pourrait influencer les débats sur l’équilibre entre sécurité des agents et droit à l’information des victimes.

