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GÉNÉRALISTE

Le prix du diesel bondit : préparez-vous à payer encore plus cher à l’épicerie

Source unique·il y a 7 j

La flambée des prix du diesel, alimentée par des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et des perturbations logistiques, menace de se répercuter sur l’inflation alimentaire au Canada. Cette hausse, déjà historique, s’inscrit dans un contexte de réduction des marges des transporteurs et de dépendance accrue aux importations, révélant les vulnérabilités d’une économie canadienne sous pression énergétique et commerciale.

Quels facteurs expliquent la hausse actuelle des prix du diesel au Canada ?

La hausse s’explique principalement par la baisse drastique des exportations de diesel depuis le golfe Persique, due au verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran en représailles aux frappes américaines et israéliennes. À cela s’ajoutent l’arrêt de la raffinerie Irving au Nouveau-Brunswick jusqu’en novembre pour maintenance, et l’interdiction prolongée des exportations de diesel par la Russie après des frappes ukrainiennes sur ses raffineries. Ces éléments réduisent l’offre globale, tandis que la demande reste soutenue.

Qui sont les acteurs économiques les plus touchés par cette hausse et pourquoi ?

Les transporteurs routiers sont les premiers impactés, car leurs marges se sont déjà réduites depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Incapables d’absorber durablement la hausse des coûts de carburant, ils répercutent ces surcoûts sur les prix des denrées alimentaires. Les secteurs des transports aériens et ferroviaires, ainsi que les consommateurs, sont également menacés par cette inflation énergétique, qui risque de se généraliser.

Quelles mesures le gouvernement canadien a-t-il prises pour atténuer l’impact de cette hausse ?

Le gouvernement a prolongé la suspension de la taxe d’accise fédérale sur l’essence et le diesel, initialement instaurée en avril dernier, jusqu’à au moins fin janvier 2027. Cette mesure vise à soulager les ménages et les entreprises, mais les experts estiment qu’elle ne suffira pas à contrer les effets de la hausse des prix de l’énergie sur l’inflation globale.

Pourquoi les tensions géopolitiques au Moyen-Orient pourraient-elles avoir un impact plus fort que la guerre commerciale avec les États-Unis ?

Selon le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, les tensions au Moyen-Orient menacent directement les prix du pétrole et du raffinage, ce qui risque d’alimenter une inflation persistante bien au-delà des secteurs directement touchés par les tarifs douaniers. Les droits de douane entre le Canada et les États-Unis, bien que douloureux pour certains secteurs, n’ont pas d’impact global aussi significatif sur l’économie canadienne.

Ce que ça pourrait changer

Cette crise énergétique pourrait prolonger l’inflation alimentaire dans les mois à venir, aggravant les difficultés des ménages à faible revenu. À plus long terme, elle révèle la dépendance du Canada aux importations de diesel et la fragilité de ses chaînes d’approvisionnement, avec un risque de hausse durable des prix si les tensions géopolitiques persistent ou s’aggravent.

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