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GÉNÉRALISTE

La CAQ promet de « combattre le crime » en ajoutant 300 policiers et 50 procureurs

Source unique·il y a 8 j

Alors que la criminalité au Québec se transforme, avec une montée des violences en ligne et des recrutements insidieux de mineurs, la CAQ mise sur un renforcement massif des effectifs policiers et judiciaires pour restaurer la confiance des citoyens. Cette annonce, première d’une série électorale, soulève des questions sur l’efficacité réelle des mesures proposées face à des enjeux structurels comme les délais judiciaires ou la pénurie de personnel dans les tribunaux, tout en relançant le débat sur les priorités sécuritaires du gouvernement sortant.

Quels sont les principaux leviers annoncés par la CAQ pour « combattre le crime » au Québec ?

La CAQ propose d’ajouter 300 policiers à la Sûreté du Québec et aux corps policiers municipaux, de créer deux centres spécialisés dans la lutte contre la criminalité en ligne à Montréal et Québec, et d’embaucher 50 procureurs supplémentaires au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Le gouvernement évoque aussi des équipes mixtes intégrant des intervenants en santé mentale pour les cas de détresse humaine, ainsi qu’un projet de loi pour doter les policiers de nouveaux outils technologiques contre les groupes criminalisés en ligne.

Pourquoi la proposition de 50 procureurs supplémentaires est-elle contestée par les acteurs judiciaires ?

Le vice-président de l’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP) avait estimé en juillet que 100 procureurs supplémentaires étaient nécessaires pour traiter l’ensemble des dossiers, soulignant que certaines accusations tombent à l’eau faute de ressources. Cette sous-évaluation apparente des besoins judiciaires alimente les critiques sur la gestion des effectifs par le gouvernement, déjà pointée du doigt pour des différends avec les procureurs.

Quels sont les arguments des partis d’opposition contre la stratégie sécuritaire de la CAQ ?

Le Parti québécois (PQ) dénonce l’abolition par la CAQ de programmes de lutte contre la criminalité, comme l’escouade de concertation communautaire du SPVM en 2024, et accuse le gouvernement d’avoir négligé les ressources judiciaires pendant huit ans. Québec solidaire (QS) critique un manque d’investissement global dans la justice pour garantir rapidité et efficacité, tandis que le Parti conservateur évoque une détérioration de la sécurité publique sous la CAQ. Les libéraux, eux, pointent la hausse de la violence dans certains quartiers, comme à Québec.

Quel est le coût global des mesures annoncées par la CAQ et comment s’inscrivent-elles dans une stratégie plus large ?

Les mesures proposées par la CAQ représentent un investissement de près de 223 millions de dollars. Elles s’inscrivent dans un contexte où le gouvernement mise aussi sur des outils technologiques (comme le projet Lexius lancé en 2018 pour moderniser le système judiciaire) et où d’autres partis promettent des propositions similaires dans les semaines à venir. Cette annonce marque ainsi le début d’une séquence électorale centrée sur la sécurité, après des années de débats sur les effectifs policiers et judiciaires.

Ce que ça pourrait changer

Ces annonces pourraient renforcer la visibilité policière dans les quartiers et accélérer le traitement des dossiers criminels, mais leur impact réel dépendra de la répartition concrète des effectifs et de la coordination entre les différents acteurs du système judiciaire. La question des ressources humaines, déjà tendues, reste un point de vigilance, tout comme la capacité des nouvelles équipes à s’adapter aux formes émergentes de criminalité, notamment en ligne. Enfin, cette stratégie électorale pourrait servir de test pour évaluer la priorité accordée à la sécurité publique dans le débat politique québécois.

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