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L’Europe va défier Starlink en utilisant des satellites “VLEO” qui “respirent”

Source unique·il y a 20 j

L’Europe tente de rattraper son retard face à Starlink en misant sur une innovation technologique radicale : des satellites en orbite terrestre très basse (VLEO), capables de « respirer » l’atmosphère pour se propulser. Cette approche, développée par la startup espagnole Kreios Space, promet des performances supérieures en termes de latence, de résolution d’imagerie et de coûts, tout en défiant les limites physiques imposées par l’atmosphère. Mais cette course aux altitudes extrêmes soulève des questions sur la viabilité économique et technique de tels dispositifs, alors que les géants comme SpaceX ou Amazon dominent déjà le marché des constellations LEO.

Quels sont les avantages concrets des satellites VLEO par rapport aux satellites LEO utilisés par Starlink ?

Les satellites VLEO, volant à environ 200 km d’altitude contre plus de 300 km pour les satellites Direct to Cell de Starlink, offriraient une résolution d’imagerie trois fois supérieure, des débits de données sept fois plus élevés et une réduction des coûts de 50 %. Leur proximité avec la Terre permettrait également une latence bien moindre, un atout majeur pour les communications en temps réel.

Comment la startup Kreios Space compte-t-elle maintenir ses satellites en orbite à une altitude aussi basse ?

Kreios Space mise sur un système de propulsion électrique à air (ABEP) qui collecte les particules atmosphériques et les convertit en plasma pour générer une poussée continue. Ce mécanisme, alimenté par l’énergie solaire, permettrait aux satellites de rester opérationnels pendant sept ans malgré les frottements atmosphériques, une première technologique.

Quel est l’enjeu stratégique de ce projet pour l’Europe face à Starlink ?

Ce projet s’inscrit dans une volonté européenne de réduire sa dépendance aux acteurs américains comme Starlink ou Amazon, en développant une alternative souveraine pour les communications par satellite et l’observation terrestre. Il pourrait aussi positionner l’Europe comme un leader dans les technologies orbitales innovantes, tout en répondant aux besoins croissants en connectivité et en imagerie haute résolution.

Quelles sont les prochaines étapes pour valider cette technologie ?

Kreios Space a annoncé un premier test en orbite pour août 2026, en collaboration avec l’entreprise lituanienne Kongsberg NanoAvionics. Ce test, utilisant une plateforme microsatellite de 200 kg, vise à démontrer la faisabilité du système ABEP en conditions réelles, une étape cruciale avant une éventuelle commercialisation.

Ce que ça pourrait changer

Si la technologie VLEO se révèle viable, elle pourrait bouleverser le marché des satellites en offrant des performances inégalées à moindre coût, tout en réduisant la dépendance aux orbites déjà saturées. Cependant, les défis techniques et économiques restent nombreux, notamment en matière de durabilité des satellites et de gestion des débris orbitaux. Une réussite de Kreios Space pourrait aussi accélérer les investissements européens dans les technologies spatiales souveraines, face à la concurrence internationale.

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