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GÉNÉRALISTE

129 élus municipaux ont démissionné en moins d’un an, dont 21 en Chaudière-Appalaches

Source unique·il y a 4 j

Le Québec fait face à une vague de démissions parmi ses élus municipaux, avec 129 départs enregistrés en moins d’un an, dont 21 en Chaudière-Appalaches. Derrière ces chiffres se profile une crise de confiance croissante, alimentée par des intimidations, des menaces et un manque criant de ressources, révélant les limites d’un système municipal déjà fragilisé par des contraintes structurelles et des attentes citoyennes parfois contradictoires.

Quelles régions sont les plus touchées par les démissions d’élus municipaux au Québec ?

Les régions de Chaudière-Appalaches (21 démissions), du Bas-Saint-Laurent (22) et de l’Abitibi-Témiscamingue (20) enregistrent les chiffres les plus élevés entre le 2 novembre 2025 et le 9 octobre 2026, selon les données du ministère des Affaires municipales.

Quels facteurs expliquent cette hausse des démissions selon les acteurs du milieu ?

Plusieurs éléments sont pointés du doigt : un climat d’intimidation et de menaces accru, notamment via les réseaux sociaux, un manque de ressources humaines et financières pour soutenir les élus, ainsi que la précarité économique des petites municipalités où les élus cumulent souvent plusieurs emplois sans protection adéquate.

Quelles mesures existent pour protéger les élus municipaux au Québec, et pourquoi sont-elles jugées insuffisantes ?

Une loi adoptée en 2024 par la Coalition avenir Québec prévoit des amendes pour les citoyens qui menacent ou intimident les élus, mais elle est perçue comme un outil de dernier recours par les acteurs du milieu. Ceux-ci privilégient plutôt le dialogue et la prévention, estimant que les sanctions ne résolvent pas les causes profondes du phénomène.

Comment les élus eux-mêmes perçoivent-ils la situation actuelle ?

Des élus comme Daniel Turcotte (maire de Val-Alain) ou Gina Cloutier (mairesse de Frampton) décrivent un environnement de travail toxique, marqué par des insultes quotidiennes et une pression psychologique insoutenable, aggravée par l’isolement des petites municipalités et le manque de soutien institutionnel.

Ce que ça pourrait changer

Cette crise pourrait accélérer une refonte du modèle municipal québécois, notamment en matière de financement, de protection des élus et de soutien psychologique. À plus long terme, elle risque de décourager la participation citoyenne à la vie politique locale, fragilisant davantage les institutions démocratiques dans les petites communautés.

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