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GÉNÉRALISTE

Le troisième lien du PCQ financé à grâce à des gains de productivité

Source unique·il y a 16 j

Le Parti conservateur du Québec (PCQ) propose une solution audacieuse pour financer son projet controversé de troisième lien entre l’île d’Orléans et la rive sud du Saint-Laurent : des gains de productivité dans le secteur de la construction, estimés entre 16 et 24 milliards de dollars. Cette approche, présentée comme une alternative aux dépenses publiques traditionnelles, interroge sur la faisabilité d’un tel pari économique et sur ses implications pour la gestion des infrastructures québécoises, déjà en déficit chronique de maintenance.

Comment le PCQ compte-t-il financer le troisième lien sans dépenser d’argent public ?

Le parti mise sur des gains de productivité de 10 à 15 % dans le secteur de la construction, estimés entre 16 et 24 milliards de dollars sur dix ans, pour financer le projet. Ces économies proviendraient de trois mesures : la révision des lois sur la construction, la simplification du Code de construction, et le recours accru aux partenariats public-privé (PPP) pour transférer les risques de dépassement de budget aux concessionnaires.

Quels sont les engagements du PCQ concernant l’entretien des infrastructures existantes ?

Le PCQ promet de maintenir les 167 milliards de dollars prévus dans le Plan québécois des infrastructures (PQI) pour les dix prochaines années, mais en réorientant une partie des fonds vers la réparation plutôt que la construction de nouvelles infrastructures. La proportion dédiée à la réparation passerait de 63 % à 75 ou 80 %, tandis que les nouveaux projets seraient réduits.

Pourquoi le PCQ exclut-il le troisième lien de sa logique de restriction des dépenses ?

Le parti considère le troisième lien comme une infrastructure stratégique et à fort potentiel économique, justifiant une exception à sa règle de priorité donnée à l’entretien. Éric Duhaime a souligné que ce projet ne figurait pas dans le cadre financier initial, mais que les gains de productivité pourraient désormais le rendre réalisable.

Quels outils le PCQ propose-t-il pour améliorer l’efficacité des chantiers ?

Le parti entend implanter des jumeaux numériques des plans de toutes les infrastructures publiques pour éviter les mauvaises surprises sur les chantiers. Cette mesure vise à réduire les coûts et les retards en garantissant une meilleure gestion des informations, avec des gains d’efficacité censés compenser rapidement les coûts d’implantation.

Ce que ça pourrait changer

Si ce modèle de financement par gains de productivité se concrétisait, il pourrait redéfinir la gestion des infrastructures au Québec en privilégiant l’efficacité économique plutôt que les dépenses publiques directes. Cependant, cette approche repose sur des hypothèses optimistes de productivité et de transfert de risques, dont la réalisation reste incertaine. Elle soulève aussi des questions sur la transparence du financement et la priorisation des projets, notamment face à un déficit de maintien des actifs déjà colossal.

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