Le parent, facteur de la réussite scolaire
Les résultats décevants des tests PISA 2025 révèlent un recul inédit des performances scolaires en lecture et en mathématiques, mais aussi une baisse marquée de l’engagement parental, un facteur clé de réussite souvent sous-estimé. Alors que les systèmes éducatifs peinent à compenser ce désengagement, l’article interroge la responsabilité collective face à une dynamique où les parents, submergés par des contraintes structurelles, se retrouvent relégués au rôle de simples consommateurs de l’école plutôt que d’acteurs de l’éducation de leurs enfants.
Quels sont les enseignements principaux des tests PISA 2025 concernant l’engagement parental et ses impacts ?
Les tests PISA 2025 montrent une chute de près de 10 points (69 % contre 78 % en 2022) du pourcentage d’élèves canadiens recevant une attention parentale régulière sur leur parcours scolaire, un déclin qui coïncide avec une baisse des performances. Selon l’OCDE, un enfant bénéficiant de cet engagement obtient un score en sciences supérieur de 35 points, soit l’équivalent d’une année et demie d’apprentissage, ce qui en fait l’un des leviers les plus puissants de réussite scolaire.
Qui sont les acteurs identifiés comme responsables de la relance de l’engagement parental, et quels obstacles structurels entravent leur action ?
L’article pointe d’abord les parents, dont le temps et l’énergie sont réduits par des horaires de travail alourdis, une fracture numérique croissante et un isolement social accru post-pandémie. Mais la responsabilité est aussi collective : le Conseil supérieur de l’éducation du Québec et l’OCDE soulignent l’absence de priorité politique pour faciliter ce lien école-famille, malgré des constats clairs sur son efficacité. Les politiques publiques, jugées trop passives, échouent à traduire leurs intentions en mesures concrètes.
Pourquoi l’engagement parental est-il présenté comme un enjeu systémique plutôt qu’individuel ?
L’article insiste sur le fait que le recul de l’engagement parental n’est pas un choix délibéré, mais le résultat de contraintes structurelles (précarité, stress, numérique) qui dépassent les familles. Ainsi, le désengagement n’est pas un problème moral à résoudre par les parents, mais un symptôme d’un système éducatif et social qui ne soutient pas suffisamment leur rôle. La solution passe donc par des politiques publiques actives, comme la facilitation des contacts école-famille, plutôt que par une culpabilisation des parents.
Ce que ça pourrait changer
Si le lien école-parent reste un angle mort des politiques éducatives, les inégalités scolaires pourraient se creuser, avec des conséquences durables sur la cohésion sociale et la compétitivité économique. À l’inverse, une reconnaissance institutionnelle de cet engagement — via des dispositifs concrets et mesurables — pourrait inverser la tendance, mais cela exige une volonté politique qui fait aujourd’hui défaut, notamment dans un contexte électoral où l’éducation occupe une place secondaire.

