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Pourquoi l’IA dans les relations presse rejoue la bulle des levées de fonds 2014–2017

Source unique·23 sept.

L’essor des outils d’IA dans les relations presse s’accompagne d’un phénomène de sursollicitation des journalistes, rappelant la saturation des annonces de levées de fonds entre 2014 et 2017. Mathilde Ozanne, attachée de presse indépendante en IT et innovation, interroge ici la pertinence d’une automatisation qui risque d’étouffer les contenus qualitatifs au profit d’une logique quantitative, où le volume prime sur la valeur ajoutée. Cette dynamique interroge les fondements mêmes de la communication d’influence à l’ère de l’intelligence artificielle.

En quoi l’IA dans les relations presse reproduit-elle les excès observés lors de la bulle des levées de fonds 2014–2017 ?

L’auteure souligne que les outils d’IA génèrent une multiplication des pitchs automatisés envoyés aux journalistes, tout comme les levées de fonds étaient alors annoncées en masse sans toujours apporter de valeur réelle. Cette saturation des boîtes mail des médias risque de diluer l’attention des professionnels et de rendre les communications moins pertinentes, voire contre-productives.

Quels sont les risques pour les entreprises qui misent uniquement sur l’IA pour leurs relations presse ?

Elles s’exposent à une perte de crédibilité et d’efficacité, car les journalistes, submergés par des messages génériques, pourraient ignorer ou filtrer systématiquement ces communications. L’article insiste sur le fait que l’IA ne peut se substituer à l’expertise humaine, aux angles éditoriaux ou aux preuves tangibles pour capter l’attention des médias.

Pourquoi l’IA ne peut-elle pas remplacer entièrement le travail des attachés de presse dans ce domaine ?

L’IA manque de capacité à produire des contenus contextualisés, à anticiper les attentes des journalistes ou à construire des récits convaincants. Mathilde Ozanne rappelle que la relation presse repose sur des éléments intangibles comme la confiance, l’expertise sectorielle et la capacité à transformer des données brutes en histoires engageantes — des compétences que l’IA ne maîtrise pas.

Ce que ça pourrait changer

Si cette tendance se confirme, les entreprises pourraient voir leur visibilité médiatique diminuer, tandis que les journalistes développeraient des mécanismes de filtrage encore plus stricts. À long terme, cela pourrait conduire à une professionnalisation accrue des acteurs du secteur, où seuls les contenus genuinely innovants ou porteurs de sens émergeraient. Une remise en question des modèles économiques des outils d’IA dédiés aux RP semble également inévitable.

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