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GÉOPOLITIQUE

Mali : à Kidal, reprise par l’armée, “le jeu du chat et de la souris” continue

Source unique·il y a 29 j

La reprise de Kidal par l’armée malienne, soutenue par des supplétifs russes, marque un nouveau retournement dans une région où les rapports de force se recomposent en permanence. Cette dynamique illustre la persistance d’un conflit asymétrique, où les avancées militaires s’apparentent davantage à des coups de poker qu’à des victoires durables, dans un contexte où les alliances locales et régionales restent volatiles.

Quels acteurs ont permis la reprise de Kidal par l’armée malienne ?

La reconquête de Kidal a été menée par un convoi de l’armée malienne parti d’Anéfis, à une centaine de kilomètres au sud-est, avec le soutien de supplétifs russes de l’Africa Corps. Aucun autre acteur extérieur n’est explicitement mentionné dans l’article comme ayant joué un rôle direct dans cette opération.

Pourquoi Kidal est-elle un enjeu stratégique dans le conflit malien ?

Kidal, surnommée la capitale de l’Adrar des Ifoghas, est un symbole de la résistance touarègue et un bastion historique des groupes armés dans le nord du Mali. Sa position géographique en fait un carrefour clé pour le contrôle des routes commerciales et des ressources, expliquant les offensives répétées pour en prendre le contrôle.

Quels groupes armés contrôlaient Kidal avant la reprise par l’armée malienne ?

Depuis avril 2026, Kidal était sous le contrôle du Front de libération de l’Azawad (FLA), un mouvement indépendantiste touareg, en coordination avec le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda. Ces deux entités avaient repris la ville après en avoir chassé l’armée malienne.

Ce que ça pourrait changer

La reprise de Kidal pourrait relancer les tensions entre Bamako et les groupes touaregs, tout en renforçant la position des autorités maliennes dans les négociations futures. Cependant, l’instabilité persistante suggère que cette victoire tactique ne garantit pas une stabilisation durable, surtout si les causes profondes du conflit — marginalisation des populations du Nord, rivalités ethniques et présence djihadiste — ne sont pas adressées.

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