Des membres du Québec inc. appellent à faire de la création de richesse une priorité
Alors que la campagne électorale québécoise bat son plein, des figures majeures du Québec inc. bousculent le débat public en faisant de la création de richesse un enjeu central, loin des clivages traditionnels. Leur appel à une croissance économique ambitieuse, symbolisée par un PIB de 1 000 milliards en sept ans, révèle une tension entre l’héritage social-démocrate québécois et les impératifs d’une économie moderne, où la prospérité serait le préalable à des services publics renforcés.
Quelle proposition concrète les gens d’affaires ont-ils avancée pour relancer l’économie québécoise ?
Ils ont proposé de fixer un objectif de croissance du PIB québécois à 1 000 milliards de dollars d’ici sept ans, soit un taux de croissance annuelle réelle de 3 %, jugé ambitieux mais réalisable. Selon eux, cet objectif générerait 20 milliards de dollars de revenus supplémentaires pour l’État, permettant d’améliorer les services publics sans alourdir la fiscalité.
Quels freins à la croissance économique sont pointés par les acteurs du Québec inc. ?
Les entrepreneurs dénoncent un foutoir réglementaire et des politiques multiples qui, selon eux, rendent le Québec moins attractif pour les investissements en Amérique du Nord. Bien que l’article ne détaille pas ces obstacles, Alain Bouchard évoque une accumulation de règles complexes comme un frein majeur à l’innovation et à l’expansion des entreprises.
Comment ces figures économiques justifient-elles leur intervention dans le débat électoral, à quelques jours du scrutin ?
Ils estiment que la période électorale offre une tribune médiatique rare pour sensibiliser la population à l’importance de la création de richesse, un sujet qu’ils jugent trop souvent évité par crainte du débat. Leur objectif n’est pas de soutenir un parti en particulier, mais de lancer une conversation collective sur les priorités économiques, inspirée des grands sommets des décennies passées.
Ce que ça pourrait changer
Si cette mobilisation aboutissait à une refonte des politiques économiques, le Québec pourrait voir émerger un modèle où la prospérité n’est plus perçue comme antagoniste à ses valeurs sociales, mais comme leur fondement. Cependant, la réussite de cette approche dépendra de la capacité à concilier croissance et équité, sans reproduire les erreurs des modèles libéraux traditionnels. L’enjeu dépasse le simple débat économique : il interroge la capacité des élites à réinventer le contrat social québécois.

