☕️ Meta plancherait sur des lunettes connectées sans caméra pour calmer la grogne
Alors que les lunettes connectées de Meta, souvent critiquées pour leur potentiel intrusif, se heurtent à des restrictions croissantes dans l’espace public, le géant technologique envisagerait une stratégie de contournement en commercialisant des modèles dépourvus de caméra. Cette évolution, annoncée à l’aube de Meta Connect 2026, illustre une tentative de concilier innovation technologique et acceptabilité sociale, dans un contexte où la confiance des utilisateurs et des régulateurs est plus que jamais en jeu.
Pourquoi Meta développerait-il des lunettes connectées sans caméra alors que ses modèles actuels en sont équipés ?
Meta chercherait à répondre à la grogne croissante autour des risques de surveillance et de harcèlement liés à l’usage de caméras intégrées dans les lunettes connectées, notamment dans les lieux publics et lors d’événements. L’absence de capteur photo permettrait de réduire les controverses tout en maintenant une connectivité et des fonctionnalités vocales, essentielles pour promouvoir ses outils d’intelligence artificielle comme Meta AI ou l’agent Muse.
Quels autres projets Meta prépare-t-il en parallèle des lunettes sans caméra ?
Meta planifierait également le lancement de lunettes de réalité augmentée, baptisées en interne « Phœnix », destinées à afficher un écran virtuel pour le travail ou le divertissement. Ces dispositifs, commercialisés dès l’année prochaine, s’accompagneraient d’un boîtier externe pour l’alimentation et les calculs. Une fonction d’hologramme photoréaliste, affichant l’intégralité du corps d’un correspondant lors d’un appel, est également en développement sous le nom de « Codec Avatars ».
Quels sont les défis réglementaires auxquels Meta fait face avec ses lunettes connectées ?
Plusieurs pays, dont la Norvège, envisagent de durcir leur législation pour encadrer l’usage des lunettes connectées, notamment en interdisant certaines fonctions comme l’enregistrement vidéo dans l’espace public. Ces restrictions, couplées aux témoignages de harcèlement et aux bannissements dans des lieux sensibles (tribunaux, navires), poussent Meta à adapter sa stratégie pour éviter une interdiction ou une stigmatisation accrue de ses produits.
Ce que ça pourrait changer
Cette stratégie de Meta pourrait marquer un tournant dans l’acceptation des technologies connectées portables, en cherchant à désamorcer les critiques sur la vie privée tout en maintenant son avance technologique. Elle soulève cependant des questions sur la capacité des régulateurs à encadrer des innovations toujours plus intrusives, ainsi que sur la perception du public face à des dispositifs perçus comme des outils de surveillance déguisés.

