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GÉNÉRALISTE

Le Commissaire au bien-être et aux droits des enfants lance trois enquêtes systémiques

Source unique·10 sept.

L’inauguration du Commissariat au bien-être et aux droits des enfants marque une volonté de rupture avec les défaillances systémiques qui ont trop souvent laissé les jeunes vulnérables sans protection. En lançant trois enquêtes ciblées sur les soins médicaux, l’hébergement des jeunes autistes et les décès récents, l’institution interroge directement l’efficacité des mécanismes existants, posant la question d’un système encore trop fragmenté pour répondre aux besoins fondamentaux des enfants.

Quels sont les trois axes d’enquête prioritaires du Commissariat et sur quels constats s’appuient-ils ?

Le Commissariat a lancé une enquête sur les soins médicaux, une autre sur l’hébergement des jeunes autistes ou vivant avec une déficience intellectuelle, et une troisième analysant les décès récents d’enfants pour y repérer d’éventuelles récurrences. Ces axes reflètent des lacunes documentées dans la prise en charge des enfants, notamment en matière d’accès aux soins et de protection des plus vulnérables, comme l’a illustré le drame de la fillette de Granby.

Qui est la commissaire en charge de ces enquêtes et quel rôle joue-t-elle dans ce nouveau dispositif ?

Marie-Eve Brunet Kitchen, commissaire au bien-être et aux droits des enfants, incarne la nouvelle institution et en porte la mission : évaluer si les systèmes entourant les enfants répondent adéquatement à leurs besoins, leurs droits et leur bien-être. Son rôle inclut également la création d’un service d’écoute et d’aide directe pour les jeunes de moins de 18 ans, voire jusqu’à 25 ans pour les plus vulnérables.

Quels outils ou symboles accompagnent la mise en place de ce Commissariat et que révèlent-ils de sa philosophie ?

La commissaire s’est entourée d’une peluche de renard bleu, choisie pour incarner « l’agilité, la perspicacité et l’ingéniosité » de l’institution. Ce choix symbolique souligne une approche pragmatique et adaptative, loin des lourdeurs bureaucratiques traditionnelles, pour mieux défendre les droits des enfants et répondre à leurs urgences.

Comment les citoyens ou les jeunes peuvent-ils interagir avec le Commissariat et quels sont ses limites actuelles ?

Le Commissariat propose un service d’écoute, d’aide et de défense des droits accessible par texto, appel ou courriel, pour les jeunes de moins de 18 ans. Les 18-25 ans vulnérables peuvent également solliciter l’institution. Cependant, son efficacité dépendra de sa capacité à transformer les signalements en actions concrètes, alors que son rôle reste avant tout consultatif et non coercitif.

Ce que ça pourrait changer

Ces enquêtes pourraient révéler des dysfonctionnements structurels dans la prise en charge des enfants, forçant une refonte des politiques publiques en matière de santé, de protection de l’enfance et d’hébergement des jeunes en situation de handicap. À plus long terme, elles pourraient aussi servir de levier pour une meilleure coordination entre les acteurs du système, réduisant ainsi les risques de répétition de drames comme celui de Granby. La crédibilité du Commissariat dépendra cependant de sa capacité à publier des recommandations suivies d’effets, dans un contexte où les rapports critiques sur la DPJ et les services sociaux se sont multipliés sans toujours entraîner de changements profonds.

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