Vu à la Mostra de Venise 2026 : « A Bit of Light » d’Ali Asgari, un magnifique film au bord du gouffre
Présenté à la Mostra de Venise 2026, A Bit of Light d’Ali Asgari s’impose comme une méditation cinématographique sur l’épuisement des idéaux dans l’Iran contemporain. À travers le parcours d’un médecin contraint au suicide par les autorités, le film interroge la frontière ténue entre résistance et résignation, dans un contexte où l’artiste lui-même incarne cette tension entre survie et censure.
Quel événement déclenche la crise du personnage principal dans A Bit of Light ?
Le retrait de son permis d’exercer, consécutif à la prise en charge de jeunes manifestants assimilés à des terroristes par les autorités iraniennes, pousse le médecin à envisager le suicide comme seule issue.
Pourquoi le film d’Ali Asgari est-il comparé à Le Goût de la cerise de Kiarostami ?
Les deux œuvres partagent un protagoniste suicidaire, mais là où Kiarostami proposait une fable philosophique, Asgari ancré son récit dans une angoisse ancrée dans le réel, refusant toute échappatoire métaphysique.
Quel élément visuel du film illustre l’ironie tragique du personnage ?
L’image récurrente du médecin encombré par ses plantes vertes, symbolisant son attachement à la vie malgré son projet de suicide, révèle une contradiction poignante entre rationalité et émotion.
Ce que ça pourrait changer
Ce film pourrait renforcer la visibilité des cinéastes iraniens exilés, tout en interrogeant la capacité de l’art à résister face à l’oppression. Son approche dépouillée pourrait aussi inspirer d’autres réalisateurs à explorer des récits où la censure devient le sujet même de l’œuvre, transformant le silence en acte politique.

