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GÉNÉRALISTE

Dans un Yémen en guerre, des milliers de familles reprennent les chemins de l’exil

Source unique·il y a 15 h

La résurgence des combats au Yémen, après une relative accalmie, a relancé un exode massif de populations civiles, souvent déjà victimes de déplacements forcés. Cette crise humanitaire, marquée par des conditions de survie précaires et une déscolarisation massive des enfants, révèle l’effondrement des structures étatiques et l’incapacité des acteurs internationaux à stabiliser la région, malgré les promesses de trêves passées.

Pourquoi les familles yéménites fuient-elles massivement à nouveau, alors que le conflit semblait s’être apaisé ?

La reprise des hostilités en juillet, après plusieurs années de trêve fragile, a été déclenchée par l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, entraînant une avancée rapide des Houthis sur la côte ouest. Ces derniers contrôlent désormais tout le littoral de la mer Rouge, dont le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, poussant des milliers de civils à fuir une nouvelle fois, parfois pour la troisième fois en une décennie.

Quels sont les besoins les plus urgents des déplacés dans les camps comme Al-Farsi ou Al-Firdaws ?

Les familles manquent cruellement de tout : nourriture (le riz distribué ne suffit pas), abris adaptés à la chaleur extrême, vêtements chauds, et surtout des infrastructures éducatives et sanitaires. Plus de 57 000 enfants ont été déplacés en deux semaines, et 243 écoles ont fermé, privant 137 000 élèves de scolarité, tandis que les services médicaux restent insuffisants.

Comment les Houthis ont-ils pu progresser aussi rapidement malgré l’intervention saoudienne de 2015 ?

Leur avancée s’inscrit dans un contexte régional où l’offensive contre l’Iran a affaibli les alliés traditionnels de l’Arabie saoudite au Yémen. Les Houthis, soutenus par Téhéran, ont exploité cette opportunité pour étendre leur contrôle sur des zones stratégiques, comme le détroit de Bab el-Mandeb, tout en bénéficiant d’un manque de coordination entre les forces pro-gouvernementales et leurs parrains étrangers.

Ce que ça pourrait changer

Cette crise pourrait aggraver les tensions régionales, en renforçant l’influence des Houthis et en fragilisant davantage le gouvernement yéménite, déjà divisé. À long terme, l’effondrement durable du système éducatif et la précarisation extrême des populations risquent de nourrir des cycles de violence et d’instabilité, rendant toute solution politique encore plus hypothétique.

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