Intelligence artificielle et tokenisation : une nouvelle priorité de supervision financière européenne
À partir de 2027, l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) intègre l’innovation numérique comme axe central de sa supervision financière, avec un focus particulier sur les risques émergents liés à l’intelligence artificielle et à la tokenisation. Cette priorité s’inscrit dans la continuité du Digital Operational Resilience Act (DORA), soulignant une volonté de régulation proactive face aux bouleversements technologiques qui redéfinissent les marchés financiers européens.
Pourquoi l’AEMF fait-elle de l’innovation numérique une priorité stratégique à partir de 2027 ?
L’AEMF place l’innovation numérique au cœur de sa supervision pour anticiper les risques systémiques liés à des technologies comme l’intelligence artificielle et la tokenisation, dans un contexte où le Digital Operational Resilience Act (DORA) a déjà posé des bases réglementaires pour la résilience opérationnelle numérique des acteurs financiers.
Quels sont les principaux domaines technologiques ciblés par cette nouvelle priorité de l’AEMF ?
Les domaines technologiques prioritaires identifiés par l’AEMF concernent spécifiquement l’intelligence artificielle et la tokenisation, deux innovations dont les usages financiers soulèvent des enjeux de transparence, de sécurité et de stabilité des marchés.
Quel texte européen sert de cadre à cette nouvelle approche de supervision financière ?
Le Digital Operational Resilience Act (DORA), adopté en décembre 2022 et entré en vigueur progressivement, constitue le socle réglementaire sur lequel l’AEMF s’appuie pour intégrer les risques liés à l’innovation numérique dans sa supervision à partir de 2027.
Ce que ça pourrait changer
Cette réorientation de la supervision financière européenne pourrait entraîner un durcissement des exigences en matière de contrôle des algorithmes d’IA et des mécanismes de tokenisation, avec des répercussions sur les coûts de conformité pour les acteurs du secteur. Elle pourrait aussi accélérer l’harmonisation des pratiques entre États membres, tout en révélant des lacunes dans la coordination entre régulateurs nationaux et européens.

