“C’était une école providentielle” : le couple Zuckerberg arrête de la financer, plus de 500 enfants concernés
La fermeture de The Primary School, établissement innovant financé par l’Initiative Chan Zuckerberg (CZI) et destiné à des enfants issus de milieux défavorisés, marque un tournant dans les stratégies philanthropiques du couple Zuckerberg. Après plus de 125 millions de dollars investis en dix ans, cette décision soulève des questions sur l’efficacité des modèles éducatifs intégrant santé et accompagnement social, ainsi que sur les limites de la philanthropie technologique face à des résultats jugés insuffisants par ses propres promoteurs.
Pourquoi The Primary School a-t-elle été fermée malgré un financement massif de la CZI ?
La fermeture a été décidée par le conseil d’administration de l’école, en raison de résultats académiques jugés éloignés des objectifs fixés, selon les déclarations de Priscilla Chan et un représentant de la CZI au Wall Street Journal. Malgré un investissement de plus de 125 millions de dollars sur une décennie, le projet n’a pas atteint les performances attendues, et sa complexité de gestion, notamment un taux élevé de rotation des directeurs, a aussi joué un rôle dans cette décision.
Quelles alternatives la CZI propose-t-elle aux familles et élèves concernés ?
La CZI a annoncé un investissement de 50 millions de dollars sur plusieurs années dans les communautés d’East Palo Alto, Belle Haven et East Bay, incluant la création de plans d’épargne-études pour les élèves et un accompagnement durant la transition. Cependant, ces mesures ne compensent pas la perte d’un accompagnement global (santé, éducation personnalisée) autrefois offert par l’école.
Quel était le modèle éducatif de The Primary School et en quoi différait-il des écoles traditionnelles ?
L’école proposait une approche holistique combinant un enseignement gratuit, un apprentissage personnalisé adapté aux difficultés des enfants, et une prise en charge de leur santé physique et mentale. Ce modèle, inspiré par l’expérience de Priscilla Chan en tant que pédiatre, visait à atténuer l’impact des traumatismes et du stress chronique sur la réussite scolaire, une approche rare dans le système éducatif classique.
Pourquoi la CZI a-t-elle choisi de recentrer ses efforts sur la recherche scientifique plutôt que sur ce projet éducatif ?
Bien que l’article ne détaille pas explicitement cette transition, il est mentionné que la CZI se concentre désormais davantage sur la recherche scientifique. Cette réorientation pourrait refléter une volonté de maximiser l’impact à plus grande échelle, en capitalisant sur des données ou des méthodes reproductibles, plutôt que de maintenir un projet local dont les résultats n’ont pas répondu aux attentes initiales.
Ce que ça pourrait changer
Cette décision pourrait fragiliser la confiance dans les modèles philanthropiques intégrant des approches multidimensionnelles (éducation, santé, accompagnement social), surtout lorsqu’ils sont portés par des acteurs technologiques aux moyens colossaux. Elle interroge aussi sur la durabilité des initiatives éducatives innovantes face à des critères de performance stricts, et sur les risques de désengagement des mécènes en cas d’échec relatif. Enfin, cela pourrait inciter d’autres acteurs à privilégier des solutions plus ciblées ou moins coûteuses, limitant ainsi les expérimentations sociales ambitieuses.

