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SCIENCES

Les femmes les plus âgées du monde habitent probablement dans le village de Bolotana en Sardaigne, voici pourquoi

Source unique·il y a 8 h

La découverte d’un village sarde où les femmes atteignent des âges records soulève une énigme démographique et biologique. Entre mythes et données scientifiques, Bolotana pourrait devenir un laboratoire naturel pour comprendre les mécanismes de la longévité extrême, alors que les explications traditionnelles peinent à rendre compte d’un phénomène aussi localisé que spectaculaire.

Quelle est la singularité de Bolotana par rapport aux autres zones bleues connues ?

Contrairement aux autres zones bleues comme celle de la côte est sarde ou d’Okinawa, Bolotana se distingue par une longévité féminine exceptionnelle, avec une probabilité de 13,83 % pour une femme de 70 ans d’atteindre 100 ans — un taux quatre fois supérieur à la moyenne nationale italienne et surpassé seulement par Hong Kong. Cette performance repose sur des registres démographiques fiables, croisant actes de baptême et données municipales, ce qui renforce la crédibilité des statistiques.

Pourquoi les chercheurs insistent-ils sur la fragilité des données pour Bolotana ?

Les résultats dépendent fortement de la période analysée : entre 2021 et 2025, la probabilité d’atteindre 100 ans est de 13,83 %, mais elle chute à 1,46 % pour 2015-2019. Cette variabilité statistique, liée à une population réduite de 2 266 habitants, rend les conclusions fragiles et invite à la prudence, bien que les tendances récentes restent marquées.

Quelles pistes sont avancées pour expliquer cette longévité, et pourquoi restent-elles hypothétiques ?

Les chercheurs évoquent un patrimoine génétique particulier, une alimentation locale et un mode de vie actif lié au relief escarpé, ainsi qu’une cohésion sociale forte. Cependant, ces hypothèses n’ont pas été testées scientifiquement : l’étude, purement démographique, ouvre la voie à des recherches biologiques futures pour valider ou infirmer ces pistes.

Ce que ça pourrait changer

Cette découverte pourrait relancer l’intérêt pour les mécanismes biologiques de la longévité, en ciblant des populations spécifiques plutôt que des régions entières. Elle pose aussi la question de la reproductibilité des zones bleues et de leur dépendance à des facteurs locaux mal compris, ce qui pourrait influencer les politiques de santé publique axées sur le vieillissement en bonne santé.

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