NapseflowNapseflow
PHILOSOPHIE

Qui parle – sur NAZA de Yuval Abraham et Rachel Szor et Qui vit encore de Nicolas Wadimoff

Source unique·il y a 3 j

Deux films récents, NAZA et Qui vit encore, révèlent les mécanismes d'une violence systémique à Gaza en exposant ses deux faces : d'un côté, la rationalisation algorithmique des destructions par les militaires israéliens ; de l'autre, la mémoire effacée des civils palestiniens. Leur confrontation met en lumière une nécropolitique où l'exercice du pouvoir se mesure à l'aune de l'invisibilisation de l'autre, interrogeant ainsi les fondements mêmes de notre rapport à la guerre et à ses victimes.

Que révèle NAZA sur le fonctionnement militaire israélien à Gaza ?

NAZA expose le témoignage de 24 officiers et ingénieurs israéliens qui décrivent une logique de guerre où les victimes civiles ne sont plus des dommages collatéraux accidentels, mais une variable calculée dans un système militaire. Leur discours, marqué par une prise de conscience tardive de leur rôle dans un processus potentiellement criminel, suggère l'existence d'une chaîne de commandement normalisant la destruction massive, au-delà des cibles militaires déclarées.

Comment Qui vit encore restitue-t-il l'expérience des Palestiniens de Gaza ?

Le film donne la parole à neuf Palestiniens exilés au Caire, survivants des bombardements israéliens qui ont détruit les infrastructures vitales de Gaza (hôpitaux, écoles, centrales électriques). Leur récit, centré sur la perte immédiate de leur cadre de vie et de leurs proches, illustre la violence systémique comme une entreprise de déshumanisation par l'effacement, où la fuite devient un privilège temporaire face à l'anéantissement programmé.

Pourquoi ces deux films doivent-ils être considérés ensemble ?

Ensemble, NAZA et Qui vit encore forment un diptyque où chaque partie comble le silence de l'autre : l'un expose la mécanique froide de la destruction, l'autre en restitue l'impact humain. Leur juxtaposition révèle une dialectique de l'invisibilisation, où la rationalité militaire israélienne et la mémoire palestinienne s'affrontent comme deux récits incompatibles d'une même réalité, celle d'une nécropolitique contemporaine.

Ce que ça pourrait changer

Ces films soulignent l'urgence de repenser les catégories juridiques et éthiques face à des conflits où la destruction massive est banalisée sous couvert de calculs stratégiques. Leur diffusion pourrait contribuer à déconstruire les narratifs officiels en offrant une contre-histoire fondée sur des témoignages bruts, tout en interrogeant la responsabilité des démocraties occidentales dans la perpétuation de telles violences. Leur portée dépasse le cadre israélo-palestinien pour toucher à la question plus large des régimes de violence autorisés au XXIe siècle.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.