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GÉNÉRALISTE

Fonderie Horne : PSPP n’entend plus forcer Glencore à respecter la norme d’arsenic

Source unique·3 sept.

La volte-face du Parti québécois sur la Fonderie Horne illustre les tensions entre impératifs environnementaux et réalités économiques. En assouplissant sa position sur les émissions d’arsenic, Paul St-Pierre Plamondon renonce à imposer la norme québécoise de 3 ng/m³, privilégiant une approche pragmatique qui ménage l’industrie tout en promettant un suivi strict des engagements pris. Cette stratégie interroge sur l’équilibre entre santé publique et stabilité industrielle dans un dossier hautement symbolique pour le Québec.

Quel changement de position Paul St-Pierre Plamondon a-t-il opéré concernant les émissions d’arsenic de la Fonderie Horne ?

En 2022, le chef du Parti québécois exigeait que Glencore respecte la norme québécoise de 3 ng/m³ d’arsenic dans l’air sous 4 ans. En septembre 2026, il renonce à imposer cette norme et accepte l’entente conclue en juin 2025 entre Glencore et le gouvernement précédent, qui fixe un seuil de 15 ng/m³ à atteindre d’ici 2030, soit cinq fois supérieur à la norme provinciale. Il justifie cette décision par la volonté d’éviter une « couche d’instabilité » et de respecter le dialogue déjà engagé.

Pourquoi Paul St-Pierre Plamondon insiste-t-il sur le respect de l’entente de juin 2025, malgré son assouplissement ?

Il considère que cette entente représente déjà « une amélioration substantielle » par rapport à la situation d’il y a dix ans, et qu’elle garantit des gains concrets pour la qualité de vie et l’environnement des populations locales. Pour lui, la stabilité des engagements pris prime sur l’objectif théorique de la norme de 3 ng/m³, qu’il qualifie de cible à « tendre vers » sans la rendre immédiatement obligatoire.

Quel rôle pourrait jouer un gouvernement du Parti québécois dans le financement de la réduction des émissions d’arsenic à la Fonderie Horne ?

Paul St-Pierre Plamondon n’a pas exclu la possibilité d’un financement public, bien qu’il n’ait fait aucune annonce en ce sens lors de sa visite en Abitibi-Témiscamingue. Il a simplement indiqué que ce n’était « pas dans ses annonces du matin » et que la question n’était pas à l’ordre du jour, tout en laissant la porte entrouverte en précisant que « toutes les demandes seront écoutées ». Sa position reste donc floue, entre rejet initial et ouverture prudente.

Quelles mesures concrètes Paul St-Pierre Plamondon a-t-il annoncées pour les régions minières, notamment l’Abitibi-Témiscamingue ?

Il a promis que les régions minières recevraient désormais 10 % des redevances minières versées par les entreprises, soit un surplus de 48 millions de dollars à répartir. Pour l’Abitibi-Témiscamingue, cela représenterait un surplus annuel de 27 millions de dollars. Il s’est également engagé à rétablir la présence d’un ministre responsable de la région au conseil des ministres, une demande historique de la députation locale.

Ce que ça pourrait changer

Cette stratégie du Parti québécois pourrait normaliser une approche plus flexible face aux normes environnementales pour les industries polluantes, au risque de fragiliser la crédibilité des objectifs sanitaires québécois. Elle pourrait aussi renforcer les tensions entre les régions minières, qui réclament plus de compensations, et le gouvernement, pris entre pression industrielle et attentes citoyennes. Enfin, l’absence de position claire sur un éventuel financement public laisse planer une incertitude sur la viabilité à long terme des engagements pris par Glencore.

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