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GÉNÉRALISTE

L’intelligence artificielle s’invite au Salon du livre de la Péninsule acadienne

Source unique·il y a 4 j

L’intelligence artificielle (IA) s’impose comme un sujet clivant dans le monde littéraire, et le 23e Salon du livre de la Péninsule acadienne, tenu à Shippagan en octobre 2026, en a été le théâtre malgré lui. Entre indifférence des lecteurs et vigilance des éditeurs, cette technologie interroge moins la créativité humaine qu’elle ne révèle les fractures d’un écosystème confronté à une innovation disruptive, entre opportunités et menaces pour l’intégrité de la production écrite.

Comment les participants au Salon du livre de la Péninsule acadienne ont-ils réagi face à la présence de l’IA dans la littérature ?

Les lecteurs interrogés, comme Joëlla Thibodeau ou Lucie Marceau, se sont montrés peu préoccupés par l’IA, estimant que cette technologie ne saurait rivaliser avec la richesse des vrais livres ou la créativité humaine. Leur indifférence contraste avec l’inquiétude des éditeurs, qui anticipent déjà des ajustements contractuels pour encadrer son usage.

Quelles mesures les éditeurs acadien·ne·s envisagent-ils pour se prémunir contre l’IA dans la création littéraire ?

Les éditeurs, comme Jacques Ouellet des Éditions La Grande Marée, prévoient de modifier leurs contrats pour exiger des auteur·rice·s une preuve que leurs manuscrits ne sont pas générés par IA. Certaines maisons, comme Bouton d’Or Acadie, affirment déjà exclure cette technologie de leurs publications, tout en reconnaissant que le débat public autour de l’IA pourrait sensibiliser le lectorat aux enjeux éthiques.

Pourquoi le Salon du livre de la Péninsule acadienne n’a-t-il pas encore pris position sur l’IA, malgré son omniprésence ?

La présidente du salon, Lisette Cormier-Noël, indique que l’organisme préfère attendre 2027 pour formuler une réponse, le temps d’évaluer les réactions du public et les évolutions technologiques. Cette prudence reflète une volonté de ne pas précipiter des décisions dans un contexte où l’IA influence déjà de nombreux secteurs, y compris celui de la lecture.

Ce que ça pourrait changer

L’irruption de l’IA dans le paysage littéraire acadien pourrait redéfinir les rapports de force entre auteur·rice·s, éditeur·rice·s et lecteur·rice·s, en introduisant de nouvelles normes éthiques et juridiques. Si les lecteurs semblent peu affectés à court terme, la vigilance des éditeurs suggère une transformation progressive des pratiques, où la transparence sur les méthodes de création deviendra un critère de légitimité pour les œuvres.

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