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SCIENCES

Arthrose : on pensait que l’origine était l’usure de l’articulation, les chercheurs en découvrent une toute autre

Source unique·il y a 17 h

L’arthrose, longtemps réduite à une simple usure mécanique des articulations, voit son origine bouleversée par une découverte coréenne : une hormone liée à l’hypertension, la vasopressine, aggraverait la destruction du cartilage chez les personnes déjà fragilisées. Cette piste hormonale, validée chez la souris et suggérée par des données humaines, pourrait rebattre les cartes des stratégies préventives et thérapeutiques contre une maladie qui handicape 600 millions de personnes dans le monde, et dont les traitements n’ont pas évolué depuis des décennies.

Quel mécanisme biologique lie l’hypertension à la dégradation du cartilage dans l’arthrose ?

L’hypertension entraîne une surproduction de vasopressine, une hormone qui, en excès, se fixe sur un récepteur spécifique (AVPR1A) présent dans le cartilage usé ou fragilisé. Cette fixation déclenche une cascade chimique qui accélère la destruction du tissu cartilagineux, transformant une lésion initiale en un cercle vicieux de dégradation accélérée.

Quelles preuves scientifiques étayent cette hypothèse, et quelles limites persistent ?

Les chercheurs ont d’abord observé une corrélation entre hypertension et arthrose chez 36 820 humains, puis confirmé l’effet délétère chez des souris hypertendues lésées au genou, où le cartilage se dégradait davantage. Cependant, ces résultats restent corrélatifs pour l’humain et nécessitent des études cliniques prolongées pour valider l’efficacité d’un blocage du récepteur AVPR1A chez les patients.

Pourquoi l’arthrose touche-t-elle davantage les femmes hypertendues, selon l’étude ?

L’étude révèle que le lien entre hypertension et arthrose est plus marqué chez les femmes, notamment pour les genoux les plus endommagés, sans que les auteurs n’expliquent clairement cette disparité. Une hypothèse pourrait résider dans des différences hormonales ou métaboliques entre sexes, mais cela reste à explorer.

Ce que ça pourrait changer

Cette découverte ouvre la voie à une surveillance accrue de la tension artérielle comme outil de prévention de l’arthrose, notamment chez les seniors ou les personnes souffrant déjà de lésions articulaires. Elle pourrait aussi inciter à repenser les traitements existants, en intégrant des molécules ciblant la vasopressine ou son récepteur, bien que des essais cliniques soient nécessaires pour en mesurer l’efficacité et la sécurité à long terme.

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