Immeubles d’habitation et sécurité incendie : le stockage dans les boxes de parking désormais encadré
L’arrêté du 2 août 2026 marque une inflexion réglementaire majeure en autorisant, sous conditions strictes, le stockage de biens mobiliers dans les boxes de parking des immeubles d’habitation. Cette mesure, qui s’inscrit dans une logique de densification urbaine et de rationalisation des espaces, soulève des questions sur l’équilibre entre flexibilité résidentielle et impératifs de sécurité incendie. Comment concilier ces enjeux sans fragiliser la protection des occupants ?
Quels sont les principaux critères imposés pour transformer un box de parking en espace de stockage ?
L’arrêté impose des exigences constructives (résistance des structures, ventilation), des mesures organisationnelles (limitation des volumes stockés, accès sécurisés) et une limitation de la charge calorifique pour prévenir les risques d’incendie. Ces règles s’ajoutent aux normes existantes en matière de sécurité des bâtiments d’habitation.
Qui est concerné par cette nouvelle réglementation et depuis quand s’applique-t-elle ?
Les immeubles d’habitation équipés de parcs de stationnement couverts sont directement concernés. L’arrêté, publié au Journal officiel le 2 août 2026, entre en vigueur immédiatement et modifie l’arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation.
Pourquoi cette mesure a-t-elle été adoptée et quel texte juridique l’encadre ?
Elle répond à un besoin croissant de stockage dans les zones urbaines densément peuplées, tout en renforçant la sécurité incendie. Elle s’appuie sur les articles R. 142-1 et R. 142-4 du Code de la construction et de l’habitation (CCH), et introduit un nouvel article 78-1 dans l’arrêté de 1986 pour formaliser ces nouvelles règles.
Ce que ça pourrait changer
Cette réforme pourrait fluidifier l’usage des espaces sous-utilisés dans les copropriétés, tout en générant des tensions entre propriétaires souhaitant optimiser leur espace et syndicats ou assureurs soucieux de limiter les risques. Elle invite aussi à une réflexion plus large sur l’adaptation des normes urbaines aux nouvelles pratiques résidentielles.

