L’Éboulis de Rimouski, une catastrophe qui a marqué les esprits
En août 1951, deux glissements de terrain consécutifs dans le quartier Sainte-Odile de Rimouski ont marqué l’histoire locale par leur ampleur et leurs conséquences matérielles, tout en révélant la fragilité des sols argileux face aux intempéries. Cet événement, bien que moins meurtrier que d’autres catastrophes naturelles, a laissé une empreinte durable dans les mémoires et soulevé des questions sur la gestion des risques géologiques en milieu urbain.
Quels sont les dégâts matériels et humains causés par les glissements de terrain de 1951 à Rimouski ?
Les deux éboulis ont entraîné l’inondation de quatre maisons dans le quartier Sainte-Odile et la destruction de quelques bâtiments agricoles dans le quartier Nazareth, ainsi que l’obstruction du lit de la rivière Rimouski. Les dommages matériels, incluant la destruction d’infrastructures comme des lignes téléphoniques, électriques et un barrage de la Price Brothers, sont estimés à environ 500 000 $ de l’époque, soit l’équivalent de 6 millions de dollars aujourd’hui. Aucun décès n’est cependant rapporté.
Pourquoi le deuxième glissement de terrain a-t-il été plus dévastateur que le premier ?
Le deuxième glissement, survenu dans la nuit du 5 au 6 août 1951, a été deux fois plus important que le premier en raison de l’instabilité persistante des sols après la première rupture. La falaise laissée par le premier éboulis s’est avérée instable, provoquant une liquéfaction massive de l’argile grise et un déplacement de 765 000 mètres cubes de matière, soit l’équivalent de 306 piscines olympiques.
Quelles mesures ont été prises par les autorités après les glissements de terrain ?
Le gouvernement du Québec a envoyé des ingénieurs sur place pour évaluer la situation et superviser des travaux de stabilisation du terrain, qui se sont poursuivis pendant plusieurs mois. Ces interventions visaient à sécuriser le secteur et à permettre la reprise des activités autour de la rivière Rimouski.
Ce que ça pourrait changer
Cet événement rappelle l’importance de la surveillance des zones à risque géologique, notamment dans les milieux urbains où l’urbanisation peut aggraver les vulnérabilités des sols. Il souligne aussi la nécessité de plans d’urgence adaptés pour faire face à des catastrophes naturelles récurrentes dans certaines régions, comme le suggère l’historique des glissements de terrain à Rimouski.

